Vue sur internet :
http://blogs.mediapart.fr/edition/delices-et-saveurs-vegetarliennes/article/060913/leurope-envisage-dinterdire-la-liberte-de-deplacement-de-certains?onglet=commentaires
« La presse allemande vient de révéler une étude commandée par l'Union
Européenne : celle-ci voudrait dans les années à venir interdire le
déplacement sur le territoire européen des militants et activistes de la
cause animale.
L'Europe est donc en train de préparer une loi qui
interdira le déplacement sur le sol européen des militants de la cause
animale et ce dans le but d'empêcher le développement d'une
internationale européenne de la cause animale.
Cette étude, dont
certains extraits viennent d'être publiés dans la presse allemande,
exprime parfaitement bien ce que les militants de la cause animale
représentent pour les institutions européennes : des activistes
qualifiés de " criminels itinérants" !
Défendre les droits des animaux
est donc perçu par l'UE comme une action criminelle que la loi doit
punir pour éviter sa prolifération.
Cette expression de "criminels itinérants" est explicitement utilisée dans cette étude qui annonce le pire en matière
de répression à l'encontre des militants des droits des animaux.
L'UE
va donc dans les années à venir criminaliser le mouvement de défense des
animaux en se servant de tous les moyens répressifs dont elle dispose
au risque de mettre en question les libertés individuelles et publiques
et ce dans le but de privilégier et défendre par tous les moyens les
intérêts économiques des entreprises qui exploitent et qui vivent de
cette exploitation scandaleuse des animaux.
L'UE prend donc partie
clairement pour ceux qui se servent des animaux comme biens économiques
et donc se range du côté du capitalisme le plus violent.
C'est la
démocratie elle-même qui sera mise en question avec une telle loi qui
interdira tout rassemblement visant à dénoncer telle ou telle entreprise
ou institution violant ouvertement les intérêts des animaux et leurs
droits à ne pas être maltraités et exploités.
L'Europe est donc en
train de tuer l'idée même de démocratie et de liberté d'expression qui
constituaient l'une de ses fiertés.
Nous savons maintenant que les
grandes institutions, nationales et internationales, à savoir les
institutions politiques , judiciaires, scientifiques et économiques sont
les principaux obstacles à un réel changement dans la domaine des
droits des animaux, ce projet de loi le prouve amplement et nous devons
dénoncer le fait que l'Europe, de moins en moins démocratique, envisage
dans le secret cette restriction inadmissible des libertés
individuelles, publiques et de la liberté d'expression.
Les
militants de la cause animale, qui font donc peur à l'Europe
manifestement, sont et seront de plus en plus surveillés, dénonçons
cette surveillance indigne d'Etats démocratiques.
C'est la démocratie
qui est en danger avec ce projet de loi qui vise à interdire notre
liberté de déplacement sur le territoire européen.
Notre liberté
d'expression sans laquelle la cause animale n'aurait aucune possibilité
d'avancer et de faire bouger les lignes de résistance de tous les
exploiteurs d'animaux. »
Par-contre les marchandises peuvent circuler sans problème !
Les sources :
07/09/2013, 01:46 | Par Jean-Paul Richier
En juillet 2011, la Commission européenne ( Département des affaires intérieures, Section de la sécurité interne), lançait un
appel d’offre pour réaliser un rapport sur le thème «
Study
on possible ways to improve the exchange of information on travelling
violent offenders including those attending sporting events or large
public gatherings » (
Etude sur les moyens possibles d’améliorer
l’échange d’information sur les délinqants violents mobiles, incluant
ceux fréquentant les événements sportifs ou les grands rassemblements
publics).
C’est
ICF GSK
qui a remporté l’appel d’offre (pour la sympathique somme de 200 000
€). GSK est une société de consulting qui vend ses services aux
gouvernements et au monde des affaires, branche depuis 2012 d’ICF
International, entreprise internationale côtée en bourse.
Le rapport a été rendu en mars 2013 :
http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/e-library/documents/policies/police-cooperation/general/docs/study_on_improving_the_info_exchange_on_travelling_violent_offenders_march_2013_en.pdf
Les extrémistes de droits des animaux sont ainsi définis p 17 :
Animal rights extremist (ARE) groups focus on four main target areas:
■ Companies and institutions involved in scientific research and pharmaceutical testing on animals;
■ Fur breeding industry;
■ Meat industry; and
■ Circuses and hunting.
On peut suspecter que, l’UE - exactement comme les USA - sous
couvert de lutte contre les actes de violence et de vandalisme, veuille
protéger contre les protestataires trop actifs l’industrie
pharmaceutique, l’industrie de la fourrure, l’industrie
agro-alimentaire, et accessoirement les cirques et les sociétés de
chasse.